Pause méditation du Samedi Saint


Il y a un vide immense, un vide que rien ne semble pouvoir combler. C’est le vide engendré par la disparition d’un être aimé. Un vide empli d’une insondable tristesse. Juifs et soldats romains ont quitté les lieux, les amis de Jésus aussi. Le silence a repris ses droits. Le temps paraît s’être suspendu à jamais. Le ciel est sombre, l’horizon obstrué. Le Christ est là, seul, dans ce tombeau fermé par une lourde pierre. Devant ce sépulcre, notre foi est peut-être mise à rude épreuve. Comme les pèlerins d’Emmaüs, nous pouvons avoir perdu toute espérance. Quoi de plus humain à cela ? Mais approchons-nous du tombeau. Lentement. Avec confiance. En apparence, il ne se passe rien. Cependant, contemplons le sol derrière notre passage ; chacun de nos pas y dessine un chemin, un chemin vers l’Agneau ressuscité ET un chemin vers notre propre résurrection. La Pâque, c’est cela : un « passage » vers un monde meilleur, vers un « moi » meilleur. Bientôt, le vide et la désolation ne seront plus. Bientôt, la Lumière inondera le tombeau obscur et la Vie balayera la mort. De nouveau, le Christ illuminera l’humanité par sa Présence. Alors, Il éclairera notre existence et nous guidera hors des ténèbres…si nous en faisons le choix.

À présent, faisons silence et méditons tout ceci dans notre cœur :

  • Quels sentiments ressens-je ici et maintenant ? Suis-je triste et désespéré(e)? Si oui, pourquoi ? Ou au contraire, mon cœur déborde-t-il de joie et d’espérance ?

  • En cette veille de Pâques, quand je regarde en arrière, que puis-je retenir de ce temps de Carême ? Ma foi est-elle plus grande ? Suis-je en marche sur le chemin de ma propre résurrection ?

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