Pause méditation du troisième dimanche du Carême


Dans ce passage de l’Évangile, Jésus se met en colère et chasse violemment du temple brebis et bœufs, changeurs de monnaie et marchands de colombes. Pour la première – et dernière – fois, le Christ fait preuve de violence. Certes, cette violence n’est pas intense mais elle est tout de même présente. Jésus ne peut admettre que l’on investisse ainsi la maison de son Père. En effet, comment peut-on occuper de la sorte ce lieu de prière, d’adoration et de recueillement ? Les marchands et changeurs de monnaie ont besoin d’être corrigés. C’est ce que fait le Christ en les chassant. Par Amour pour son Père, il expulse hors du temple tout ce qui encombre la maison de Dieu, tout ce qui peut rompre la relation avec Dieu. Prenons conscience de cela : chacun de nous est un temple, un « sanctuaire ». Égoïsme, malveillance, lâcheté…peuvent parfois y prendre toute la place empêchant le Seigneur d’y trouver la sienne. Alors, l’Amour n’est plus, le dialogue est rompu et la prière sans ferveur. Il nous faut donc faire le vide pour redonner à notre « temple » sa vocation première : être un lieu de communion avec Dieu. Jésus nous y aide. Si nous le désirons sincèrement, le Christ – avec une infinie patience – peut nous aider à désencombrer lentement notre cœur et notre âme de nos manquements et de nos défauts. Réjouissons-nous : le Carême est une période propice à ce travail. Par la prière et le jeûne, nous pouvons faire l’expérience de l’intériorité et mettre à jour nos faiblesses pour s’en alléger et permettre la Rencontre avec autrui et avec le Seigneur.

À présent, faisons silence et méditons ceci dans notre cœur :
– Quels défauts ou maladresses habitent mon « temple » m’empêchant ainsi d’être en réelle communion avec Dieu ?
– Que faire pour m’alléger de ces défauts et maladresses ?

Commentaires

  1. De hirokazu

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