Pause méditation du Vendredi Saint


Aujourd’hui, nous sommes invités à accompagnons le Christ jusqu’au bout. Mais surtout, tentons de rester doux et sereins tout au long de ce pénible chemin. Prenons exemple sur notre Seigneur. Ne sortons pas notre épée ! Certes, la Passion du Christ est injuste, incompréhensible et scandaleuse. C’est un si grand scandale que nous pouvons vite être tentés, comme Pierre l’a été, de nous insurger. Mais Jésus est prêt. Il est en paix. Depuis longtemps déjà, il se prépare à donner sa vie. Il sait que son sacrifice permettra de nous délivrer et de nous libérer de la mort spirituelle et physique qui gangrène chacun de nous. Alors, par Amour, Jésus accepte le douloureux sort que lui réservent ses détracteurs et les soldats romains. A notre tour, tentons d’accepter l’insupportable et aidons le Seigneur à porter sa croix. Il va nous offrir sa vie. Donnons-lui en retour la nôtre en le servant. C’est sans nul doute la moindre des choses que nous puissions accomplir, n’est-ce pas ?

Portons avec le Christ son humiliation et sa profonde douleur. Portons aussi nos tristesses, nos découragements, nos échecs et nos péchés. Et n’ayons pas peur de chuter ! Dieu le Père est là. Comme Il relève son Fils, Il envoie son Esprit nous fortifier pour que nous puissions poursuivre notre marche aux côtés de Jésus.

Portons également notre regard sur Marie. Elle prie. Ses prières, emplies d’amour – de l’amour d’une mère pour ses enfants – doivent nous porter. Laissons-la nous enlacer. Auprès d’elle, reprenons des forces et repartons sereinement et humblement jusqu’à la Croix.

Maintenant que tout s’apprête à être accompli, osons regarder face à face le Christ meurtri, immobilisé et cloué. Surtout, ne nous laissons pas envahir par la tristesse comme le font les femmes de Jérusalem. Jésus ne désire pas nous voir pleurer. Il a soif de notre charité, de notre joie et de notre espérance en une vie nouvelle. Il attend que nous lui sourions joyeusement et que nous lui disions avec foi et amour : « Seigneur, je te rends grâce pour le don de ta vie. Je t’aime et je veux être digne de ta grande miséricorde. Je souhaite construire avec mes frères et sœurs un monde meilleur, un monde plus juste dans lequel l’amour sera roi ! ».

À présent, au pied de la Croix, à la maison ou dans une église, nous pouvons méditer :

– Quand je chute (quand je suis blessé(e) par autrui, quand je connais un échec, quand je commets un péché), suis-je capable de me dépouiller de ma fierté, de ma tristesse ou de ma honte pour me laisser relever par le Père et le Fils avec humilité ?

– Ai-je comme le Seigneur soif d’un monde plus beau, plus juste et plus aimant ? Dès à présent, suis-je capable de revêtir les habits du Christ afin de participer à la construction d’un monde meilleur ? Ou cela me paraît-il inconcevable ?

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