Pause prière du 18 janvier


veilleuse

On pourrait en rester sans fin à la plainte,
penser que le mal jamais ne relâchera son étreinte.

On pourrait aussi se contenter d’être sourd
et passer son chemin quand la violence
défigure l’humain et le prive de tout lendemain.

Mais vivre requiert plus de hauteur,
une réponse habillée de responsabilité.

Vivre commence par une fine attention
à ce qui tremble au-dedans,
ce Nom cousu à notre chair
qui fait lumière là où nous n’y voyons pas clair.

Quand l’impuissance nous prend
devant l’hiver du monde,
il reste la persévérance
à opposer à la désespérance.

Il reste la petite veilleuse
à soigner au profond de l’être,
celle qui porte la guérison
dans ses rayons
et fait soleil là où
nous pétrifie le sommeil.

Francine Carrillo

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