Pause spirituelle de la sixième semaine du temps pascal


  • Méditation
Avant de mourir, Jésus annonce aux disciples une bonne nouvelle : s’ils l’aiment en gardant ses commandements alors Dieu leur enverra le Défenseur, l’Esprit de vérité. Celui-ci continuera à veiller sur eux et à les instruire, tout comme le Christ l’a fait tout au long de son ministère. Encore aujourd’hui, l’Esprit Saint nous donne confiance et inspire nos prières pour qu’elles soient entendues par Dieu. Encore aujourd’hui, le  Défenseur nous aide à comprendre la volonté du Père, à reconnaître son Amour en tout être et en toute chose. Alors laissons-le œuvrer librement : ainsi, Il fera de nous des disciples de paix et de charité. Mais comment recevoir l’Esprit Saint ?
Le Saint Esprit, nous – chrétiens catholiques – le recevons, notamment, le jour de notre baptême. Mais ce n’est pas pour autant qu’Il se manifeste tout le temps et en tous lieux. Jésus indique à ses amis les deux conditions nécessaires pour que le Père envoie l’Esprit Saint : il faut aimer le Christ et obéir à ses commandements. L’un ne pouvant aller sans l’autre. En effet, si nous prétendons aimer Jésus sans lui obéir alors nous l’aimons d’un amour qui le blesse ; nous ne l’aimons pas en vérité.
Aimer le Christ et garder ses commandements est difficile à mettre en pratique. Dans sa première lettre aux Corinthiens, Saint Paul (1 Co 13, 4-8) décrit ce qu’est l’Amour vrai : » La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passe jamais. » Pour parvenir à aimer en vérité, il faut toute une vie. C’est un long travail de conversion nourri par la prière et la méditation des paroles du Christ. Mais face à l’ampleur d’un tel travail, nous pourrions vite perdre courage et confiance. Surtout, ne désespérons pas ! N’oublions pas que chaque petit effort nous rapproche un peu plus de Jésus et du Père. Aussi, chacun de nos petits et grands sacrifices et chacun de nos actes de transformation du cœur et de l’âme font la joie de Jésus qui se sent alors mieux aimé. Or, faire le bonheur du Christ n’est-il pas une source de joie pour nous-même ? Si ! Sans aucun doute. Alors, aimons le Christ de tout notre être en mettant ses paroles en pratique (tentons d’aimer nos frères et sœurs, y compris ceux et celles qui nous ont blessés, essayons d’aimer sans attendre de retour, bannissons de notre cœur tout orgueil, toute envie, toute rancune, toute jalousie et toute irritation…). Alors, grâce à l’Esprit et par l’Esprit, nous deviendrons des artisans de paix, d’Amour et de justice !
Maintenant, nous pouvons nous retirer du monde et méditer :
– Y-a-t-il des obstacles à l’action de l’Esprit Saint en moi ? Mon amour pour le Christ est-il sincère et entier ? Refuses-je d’obéir à certains commandements ?
– Certains commandements me paraissent-ils difficiles à suivre ? Si oui, quels sont-ils et pourquoi ? Que pourrais-je faire concrètement pour parvenir à obéir à ces commandements ?
– Aimer en vérité n’est pas chose aisée. Ai-je du mal à pardonner à autrui ? Pour moi, est-ce possible de donner uniquement pour la gloire de Dieu ? Suis-je capable de retirer facilement de ma vie jalousie, envie, orgueil, irritation, rancune, etc ? Si pour moi, cela m’est difficile, que puis-je faire pour y parvenir ? Prier régulièrement et recevoir le sacrement de réconciliation pourraient-ils m’aider ?

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