Pause spirituelle du dimanche du Saint Sacrement


 

  • Prière

Tu as donné Ta vie,
Comme du pain posé sur la table,
Mis en morceaux et distribué
Pour que chacun, tendant la main et le cœur,
Puisse en recevoir et s’en nourrir.

Tu as donné Ta vie,
Comme du vin versé dans la coupe
Et offert pour que chacun,
Tendant les lèvres et le cœur,
Puisse en prendre et s’en réjouir.

Tu as tout livré,
Seigneur Jésus,
Et dans Ta vie donnée
Comme du pain,
Comme du vin,
Le monde entier peut goûter
L’amour de Dieu
Multiplié sans compter
Pour tous les enfants de la terre !

Nous voici Seigneur,
Tendant vers Toi
Nos mains et nos cœurs !

Charles Singer

 

  • Méditation

Ce dimanche, nous fêtons la Solennité du Saint-Sacrement. Instaurée au Moyen-Age pour commémorer la présence du Christ dans l’hostie, elle se fête le deuxième dimanche après la Pentecôte.

Au temps de Moïse, Dieu a offert au peuple israélite errant dans le désert de l’eau qui sortait d’un rocher en abondance (Nombres 20, 11) et de la manne qui « ressemblait à de la coriandre ; elle était blanche et avait le goût d’un gâteau au miel » (Exode 16, 31). Malheureusement, certains juifs n’ont vu en Dieu qu’un seul bienfaiteur. Ils ont fini par se révolter et par se détourner du Seigneur ; alors ils ont trouvé la mort. Que faut-il comprendre de cela ? C’est simple : les biens matériels, donnés quotidiennement par le Seigneur, ont nourri les juifs au cours de leur exode mais ils ne les ont pas rendu meilleurs.

Nous, disciples du Christ, avons une chance inouïe ! Dieu nous a fait un cadeau extraordinaire : il a envoyé son Fils Jésus pour nous sauver et nous donner la vie éternelle ! Comme il est stipulé dans les Écritures, le Christ – tel un agneau – s’est offert en sacrifice. Il a souffert, est mort puis est ressuscité ! Depuis lors, à chaque eucharistie, nous sommes invités à recevoir le « corps et le sang du Christ ». Tous deux nous assurent de vivre pleinement et pour toujours l’amour de Dieu donné infiniment et en partage. De plus, en mangeant le Pain consacré (et buvant le Vin, sang de Jésus en Croix), nous avons la grâce de partager l’intimité de la vie du Christ ressuscité et transformé par l’Esprit et de demeurer progressivement en Lui et Lui en nous.

Ainsi, petit à petit, nous changerons intérieurement. Grâce au Fils, nous nous rapprocherons de l’invisible, du divin, du Père . Un jour, peut-être pourrons-nous dire comme Saint Paul aux Galates : « et si maintenant, je vis, ce n’est plus moi qui vit : le Christ vit en moi » (Paul Ga 2, 20).

A présent, chacun peut faire silence dans son cœur et méditer ceci :

– Ai-je réellement conscience que Jésus réside dans l’hostie et dans le vin ?

– Suis-je rassasiée après avoir communié au corps du Christ ? Si ma faim n’est pas comblée, comment puis-je expliquer cela ?

– De quoi veux-je être rassasié(e) ?

– Que ressens-je après avoir communié ? Ai-je déjà pu constater des transformations intérieures aussi subtiles soient-elles ?

 

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